ENSEMBLE POUR SAINT-BONNET-TRONÇAIS

25 janvier, 2008

En direct du Québec

Classé dans : Environnement — Administrateur @ 22:42

Bonjour,
 

J’habite en France (Département de l’Allier) et je suis avec une attention toute particuliére depuis plusieurs années le phénoméne de lutte contre les cyanobactéries qui affecte nombres plans d’eau de ma région touristique, ou la baignade a été interdite deux ans durant aux grands désarois de la population locale et des touristes fréquentant notre territoire. Pouvez vous m’indiquez si le traitement aux ultrasons envisagé sur votre territoire a effectivement été expérimenté chez vous. Dans l’affirmative a t-il donné des résultats positifs ? .Merci d’avance de vos  préconisations et conseils.

Message du 14/01/08 21:56
De : Lise.Boudreau@mddep.gouv.qc.ca
A :  
alain.bergon@wanadoo.fr

Bonjour Monsieur

Nous avons bien reçu votre demande concernant le traitement aux ultrasons pour le contrôle des cyanobactéries. Cette  technologie fait actuellement l’objet d’un projet de démonstration dans un petit lac urbain. C’est la toute première fois qu’elle est utilisée dans un plan d’eau du Québec. Le projet a démarré à l’automne 2007 pour permettre au promoteur d’ajuster le protocole expérimental et d’être prêt à opérer au printemps 2008. Nous n’avons donc aucun résultat à communiquer pour le moment.

Pour ces nouvelles technolologies qui n’ont jamais été testées au Québec et pour lesquelles peu d’informations sont disponibles, les projets de démonstration ont pour but de vérifier à la fois l‘efficacité de la technologie envers le contrôle des cyanobactéries et ses impacts sur l’ensemble de l’écosystème aquatique. Par la suite, des recommandations concernant l’utilisation de ces technologies peuvent être formulées.

L’utilisation des ultrasons dans un milieu naturel est préoccupante en ce qui regarde les effets indésirables potentiels de cette technologie sur les organismes aquatiques non ciblés (zooplancton, benthos, poissons, etc.) et sur les paramètres physico-chimiques de l’eau. Le projet de démonstration sera donc limité à un espace restreint et comportera un programme de suivi détaillé.

Pour conclure sur l’utilisation éventuelle des ultrasons dans les milieux naturels, nous considérons qu’étant donné que cette technologie ne permet pas d’éliminer le phosphore présent dans l’eau, elle ne saurait constituer une solution à l’eutrophisation, mais elle pourrait éventuellement aider à protéger temporairement des usages importants comme une prise d’eau potable ou la baignade. Pour une solution durable, des mesures de réduction des apports de phosphore dans le bassin versant doivent être entreprises.Espérant que ces informations répondent à vos préoccupations, nous vous remercions de votre intérêt. 

Lise Boudreau, biologiste – Direction du suivi de l’état de l’environnement

Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs  – 675 boul. René-Lévesque Est – 7ème étage – Boîte 22,

Téléphone: 521-3820, poste 4790 – Québec

Adresse électronique: lise.boudreau@mddep.gouv.qc.ca

Notre réaction

Cette réponse démontre tout l’intêret qu’il convient de porter à ces nouvelles technologies afin de pouvoir suivre avec une attention toute particuliére l’évolution visant à lutter et à éradiquer ce phénoméne naturel qui affecte nombres plans d’eau du territoire national.

2 réponses à “En direct du Québec”

  1. Jacques LELIEVRE dit :

    Je suis d’accord avec la conclusion de Lise BOUDREAU les ultrasons ne s’appliquent pas à notre contexte. Il faut juguler l’apport du phosphore dans les étangs.

  2. François dit :

    L’eutrophisation et l’apparition des cyanobactéries ne sont pas des phénomènes naturels, ils sont la conséquence de la pollution humaine, principalement l’agriculture intensive qui utilise trop d’engrais chimiques.Les ultra-sons ou le sulfate de cuivre ne sont que des curatifs temporaires.
    Comme le dit Lise BOUDREAU « Pour une solution durable, des mesures de réduction des apports de phosphore dans le bassin versant doivent être entreprises. », autrement dit supprimons les sources de pollution et l’étang de Saint Bonnet retrouvera une eau limpide, des poissons, de la biodiversité.
    Reste à trouver la source de ces apports excessifs en phosphore…
    Comme dit Pierre RABHI : « On ne peut gérer ou rafistoler indéfiniment un système qui produit lui-même les problèmes et prétend en même temps les résoudre. »

    Alain BERGON réagit à votre post
    Merci pour l’intérêt que vous portez à ma connaissance. Si je suis en partie d’accord avec votre analyse, je pense que les cyanobactéries sont des phénomènes naturels puisqu’elles remontent à la nuit des temps. Je n’ai aucune approche en terme scientifique mais les très nombreuses lectures dont j’ai été amené à prendre connaissance sur les algues bleu-vert me conforte sur cette problématique. Je vous invite si vous le souhaitez à prendre connaissance de l’article du journal de la Communauté Universitaire en date du 31 janvier 2008 (Source Professeur PIENITZ – Canada) qui ne peut que me conforter dans l’approche que j’ai de ce phénomène auquel il convient de se pencher très sérieusement (cf lien infra).

    http://www.aufil.ulaval.ca/articles/mieux-vaut-tard-que-jamais-5142.html

    Sincères salutations

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